Jean François Marc

Jean François Marc
Dr Jean François MARC
Rhumatologue, médecin du sport

Les aimants thérapeutiques connaissent un fort regain d’intérêt de la part du corps médical en raison de leur efficacité, de leur sécurité d’emploi mais aussi de la découverte de leurs mécanismes d’action sur la douleur en pathologie humaine et animale. En effet, l’efficacité des aimants thérapeutiques tient à la combinaison de trois effets :
Ils réduisent le potentiel d’action des fibres C des nerfs périphériques, ce qui signifie qu’ils diminuent la transmission au cerveau des messages de la douleur véhiculés par les nerfs de la zone douloureuse. Ils induisent un très faible courant électrique (non perceptible par la conscience de l’individu soigné) dans les vaisseaux sous la peau de la zone où ils sont appliqués. C’est le principe de la conduction magnétique (loi de Faraday). Le cerveau repère ce signal « agresseur », le géolocalise et en réponse produit des endorphines (nos plus forts antidouleurs naturels) qu’il dirige par la voie sanguine vers cette zone du signal électromagnétique. Les aimants médicaux stimulent donc la sécrétion de nos puissants opioïdes endogènes pour nous soulager.

Également depuis la découverte des champs magnétiques à visée diagnostique, nous savons avec l’imagerie par résonance magnétique (IRM) qu’une zone malade voit son champ magnétique perturbé ce qui se traduit par une image anormale. Les aimants thérapeutiques permettent de rétablir le champ magnétique d’origine de la zone lésée ce qui ne peut que contribuer à un retour à la normale de la zone malade et donc aider à guérir. C’est ce que l’on nomme le retour à l’état d’homéostasie magnétique. En terme de tolérance, elle est exceptionnelle, les ondes magnétiques en champ continu n’ont pas d’effets nocifs, il n’y a pas d’irradiation comme avec les rayons X, pas de risques de brûlures comme avec l’électrothérapie. Tout au plus chez certaines personnes, pour les aimants en contact direct avec la peau, il peut exister quelques réactions locales cutanées bénignes et réversibles à l’arrêt des aimants. Ceci ne se constate jamais avec les aimants inclus dans les supports textiles.

Les chercheurs japonais Y. Satow, K. Matsnami, T.Kawashima ont démontré que sous l’effet d’un champ magnétique continu, la tension des fibres musculaires diminuent, ce qui induit un relâchement et facilite la détente musculaire. Les champs magnétiques continus créent une "bulle magnétique" d'intensité homogène propice à la détente et à la relaxation. Votre corps plongé dans ce champ magnétique se trouve à l'abri des ondes électro-magnétiques et des fluctuations naturelles du réseau terrestre Hartmann et vous procure un bien-être tant physique que psychologique.

Jean-Luc Renevier

Jean-Luc Renevier
Dr Jean-Luc RENEVRIER
Rhumatologue, Centre de rééducation et réadaptation (APARC), Rosny-sur-Seine (78)

Les douleurs n’épargnent personne, sans grande surprise, elles concernent essentiellement le dos, l’épaule, le genou, le poignet et la main. Jusqu'à très récemment, l'immobilisation de l'articulation douloureuse était largement préconisée.
Or c'est le mouvement qui recycle le liquide synovial à l'origine des propriétés viscoélastiques et source des nutriments des articulations. En d'autres mots c'est le mouvement qui «graisse et nourrit» les articulations.
En préventif ou curatif, les aimants thérapeutiques aident au mouvement et donc à nourrir le cartilage.

Ivan Prothoy

Ivan Prothoy
Dr Ivan PROTHOY
Médecin du sport, Polyclinique des Alpes GAP (05)

Nous savons depuis l’étude américaine de R Tao et K Huang que les champs magnétiques continus favorisent le drainage veino-lymphatique par un effet fluidifiant du sang, "aspirine like".
En effet, les champs magnétiques alignent les globules rouges dans la direction de l’écoulement grâce à la polarisation du fer intra-cellulaire, ce qui diminue la friction dans les vaisseaux.
Les champs magnétiques modifient également la forme des globules rouges et les regroupent en chapelets.
L’ensemble de ces mécanismes concourent à la diminution de la viscosité sanguine qui, lorsqu’elle est excessive, favorise les accidents cardio-vasculaires.